Le tiers paysage en Val de Bièvre

Publié le par Dan

Les friches ou encore les délaissés urbains méritent une attention particulière quand on est à la recherche de biodiversité comme le sont les Butineurs du Val de Bièvre. Dans le Parc Départemental du Coteau, de nombreuses espèces faune et flores utilisent la partie non exploitée par les jardiniers pour se nourrir, se reproduire, s'abriter.

 

La parcelle en pente du Parc est représentative de l’évolution d'un non-aménagement végétal. La biodiversité que l'on rencontre est plutôt assimilée à un milieu forestier. Le délaissé du départ ayant évolué vers un milieu boisé. Évolution normale et habituelle. Parfois en moins de 40 ans. Les oiseaux rencontrés sont désormais bien répertoriés par notre association. (Pic épeiche, Fauvette tête noire, Mésange longue queue, Pouillot véloce ; espèces affiliées aux milieux forestiers). Les arbres présents pour la majorité ont poussé naturellement (Erable, Robinier, Saule marsault…) Les fleurs plus rares en sous-bois restent présentes en lisière (Ortie lamier). Et les abris des insectes ; guêpes et abeilles solitaires se dévoilent au fur et à mesure de nos observations.

 

Il existe non loin de là d'autres délaissés en attente d'urbanisation. La biodiversité présente est à l'origine d'un d'intérêt grandissant pour notre association.

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Jeune friche dans le Val de Bièvre. On remarque l'émergence de peuplier. Mouvement naturel vers un boisement.

Nous avons organisé une sortie inventaire flore dans cette parcelle provisoirement oubliée. L'étonnement nous attendait. Malgré la saison proche de l'hiver, les fleurs étaient présentes.

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Tapis de matricaires inodores (Matricaria maritima) dans un coin du terrain. Les hommes n'y vont plus ou en tout cas ont abandonné toutes activités rationnelles. Cela est une chance pour le monde de la faune et de la flore.

Gilles Clément, un jardinier engagé, les appelle « le tiers paysage ». Ces sommes de fragments de territoire avec une végétation parfois très différente selon la nature du sol, L’âge de la friche, L'humidité de la terre, la situation de la parcelle... constituent un enjeu pour maintenir ou augmenter la diversité par une pratique consentie du non-aménagement

Ces endroits accueillent des espèces de plantes rejetées par les parcs et jardins gérés d'une manière trop classique ou trop piétiné par le public et les animaux domestiques. L'absence de traitement par des pesticides sélectifs redonne le champ libre à ces sauvages.

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Sénéçon négligé (Senecio squalidus).

Le délaissé ou tiers paysage est un espace en mouvement. Les espèces pionnières laisseront la place rapidement au profit d'espèces plus stables. Le mouvement s'accompagne par le cortège d'insectes et d'oiseaux qui défile avec l'évolution naturelle du lieu. L'exemple de la Fauvette grisette (absente dans les parcs) que l'on a pu observer pendant la belle saison sur une autre friche voisine nous avait frappés. L'évolution se fait d'une manière globalement inconstante. L'observation dans le temps nous amènera à comprendre les moteurs de l'évolution. Le tiers paysage apparaît comme le territoire de l'invention biologique.

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Fausse roquette ( Diplotaxis tenuifolia).

Tout cela apporte son lot de questionnement sur l'approche et les enjeux de ces délaissés. Gilles Clément en a fait un manifeste. Les Butineurs du Val de Bièvre y trouvent une source d'inspiration. En attendant, durant ce mois de novembre, nos abeilles y trouvaient un pollen et un nectar qui a donné une petite miellée non négligeable pour les réserves d'hiver.

Dan Failler

Publié dans Biodiversité

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Fabrication de nichoirs pour balcon ou jardin

Publié le par Dan

La Maison de l’environnement du Val de Bièvre

 

66 avenue de la Division Leclerc à Arcueil vous propose :

 

 

                                   Le samedi 8 décembre un atelier « Fabrication de nichoirs pour balcon ou jardin »

Animé par la Ligue de Protection des oiseaux

 

 

      2 ateliers vous sont proposés 14 h ou 15 h 30

 

Pour s’inscrire : 01 41 24 32 17 ou animateurs@agglo-valdebievre.fr

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Soirée pollinisation

Publié le par Dan

Entête

Bonjour les Butineurs,

Nouvelle soirée sur la pollinisation et les pollinisateurs le mercredi 5 décembre.

Rendez-vous, salle Henri Barbusse derrière la mairie de Gentilly.

Merci au service de l'environnement du cg94 qui nous prête le vidéo projecteur à chaque soirée. le notre ayant rendu l'âme.

L'association est à la recherche d'un autre appareil et étudie toutes propositions pour une occasion.

Cordialement

Dan


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La faune entomologique pollinisatrice (2)

Publié le par Dan

Les Lépidoptères plus connus sous le nom de papillons étaient présent sur le lierre des bois pendant les belles journées du mois d'octobre dans le Val de Bièvre.

 Deux espèces parmi les papillons de jour sont particulièrement présentes à cette époque. Ils font partie de la famille des Nymphalidae. Voici deux vanesses. Les mâles et femelles se ressemblent.

 

Le robert le diable (Polygonia c-album)

Robert-le-diable

Il doit son nom vernaculaire à la forme de ces ailes repliées qui rappelle le nez crochu d'un diable.Un diable qui nous tire la langue.

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On aperçoit nettement le C blanc sur l'aile postérieure qui justifie le nom scientifique. Ce papillon hiberne. On le reverra au printemps. L'ortie et les ormes sont ses plantes de prédilection car elles abritent les chenilles qui se cachent au revers des feuilles.

 

Le vulcain (Vanessa atalanta).


 

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On aperçoit  la trompe qui permet de lécher le nectar.Cette trompe qui lui confère parfois le privilège d'accéder au nectar là ou les abeilles et les bourdons avec leur langue plus courte sont exclu.

Ils sont courant dans les parcs et jardins, ils sont faciles à identifier. Leurs chenilles solitaires évoluent aussi sur les orties. Plus élaborée, la planque est réalisée en maintenant la feuille repliée et tenue par un fil de soie.

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La population des vulcains varie selon les années. Selon l'afflux migratoire, ils sont plus ou moins abondants.

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Le distributeur de graines de tournesol

Publié le par Dan

Notre distributeur reprend du service en ce mois de novembre. Visiblement très attendu par les mésanges charbonnières et bleues. Parfois jusqu'à 12 oiseaux se relayent pour retirer la graine convoitée. Beaucoup d'entre vous souhaiteraient que les Butineurs mettent en place un atelier mangeoire et nichoir.Une idée d'atelier pour la maison de l'environnement.

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Ici la mésange charbonnière posée sur le toit est un mâle. C'est la largeur de la cravate noire qui révèle le dimorphisme sexuel mâle femelle.

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Visiblement les mâles sont également prioritaires pour se servir et parfois ils se mettent à garder l'accès de la réserve. Ici la charbonnière empêche l'accès à la mésange bleue l'altercation entre les deux espèces est sérieuse. L'oiseau charbonnier a bloqué l'accès pendant plus de cinq minutes .et s'est approprié la mangeoire sans rien consommer.

Le nourrissage des oiseaux doit se faire d'une manière raisonnée ; des graines d'origine bio sont préférables.

Ne pas nourrir toute l'année et privilégier les périodes de grand froid.

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Soirée de mercredi

Publié le par Dan

Bonjour les Butineurs,
Demain mercredi à 20h30 rendez-vous salle Henri Barbusse à Gentilly,
 pour une initiation à la pollinisation et aux pollinisateurs.
Vulcain-sur-lierre5-(3)
Le vulcain (Vanessa atalanta) utilise une longue trompe comme tous les lépidoptères,
pour lécher le nectar produit ici par le lierre des bois pour attirer les pollinisateurs.
A bientôt
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L'entomofaune pollinisatrice (les syrphes)

Publié le par Dan

Les derniers beaux jours du mois ont fait sortir les derniers pollinisateurs.

Ils appartiennent à trois ordres principaux :

- Les diptères ou mouches vraies.

- Les lépidoptères ou papillons.

- Les hyménoptères ou fourmis, guèpes, abeilles solitaires et sociales.

Ces trois ordres étaient largement représentés sur un mur couvert de lierre des bois (Hedera helix), fin octobre dans un endroit de la vallée de la Bièvre bien exposé aux soleil.

le-mur-de-lierre

Le nectar et le pollen fournit en abondance est de bonne qualité pour la dernière séance avant l'arrivée des températures plus basses qui les feront disparaître.

Et pour commencer l'ordre des diptères (mouches) avec 124 000 espèces est un groupe important.Ils possèdent une seule paire d'ailes contrairement aux abeilles. la seconde paire est atrophiée et sert de balanciers pour le vol stationnaire.

La famille des syrphes est la plus efficace pour polliniser.Eristalis-tenax-copie-1Eristalis- tenax2

 

Eristalis-tenax.

Les balanciers sont visibles sur ce cliché grâce aux reflets de la lumière.

Syrphus-ribesil

Syrphus-ribesil

Les syrphes ont des allures de guèpes ou d'abeilles en raison des bandes jaunes et noires qui généralement les caractérisent.

syrphe copie

Ici la mouche de lumière (Scaeva pyrastri). 

Les larves sont souvent aphidiphages. Elles dévorent des pucerons sur les plantes. Dans la lutte biologique elles remplacent avantagement les pesticides.

sucette

Les pièces bucales des dyptères sont de type suceur.

L'insecte tamponne le nectar comme on le ferait avec une éponge.

Les syrphes, un insecte qui joue un rôle dans le maintient de la biodiversité.

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Rucher

Publié le par Dan

Entete.jpg

Bonjour à toutes et à tous,

 

Nos ruches doivent être libérées des bandelettes anti-varoa au plus vite.

Je vous propose d'intervenir (en tenue réglementaire...) sur le rucher dimanche 11 novembre à 14H30.

L'intervention devra être rapide en raison des conditions atmosphèriques : retrait des dernières hausses, ouverture rapide des corps de ruche pour enlèvement des bandelettes et mise en place d'un bloc de sucre.

 

La visite sera annulée en cas de pluie.

Frédéric Larpin

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Les oiseaux nicheurs

Publié le par Dan

Au printemps nous n'avons pas trouvé de nid de Mésange à longue queue au Parc Départemental du Coteau et pourtant, en ce mois de septembre, on peut l'observer tous les jours en petites troupes de 8 à 12 individus, en villégiature dans les branchages des plus grands arbres. On sait que cet oiseau est plutôt sédentaire et ne s’éloigne pas vraiment de son territoire. Il s'agit de groupes familiaux. Le site de reproduction reste à découvrir dans les abords du Parc. Le nid est une petite merveille facilement identifiable. En général, une petite boule de lichen avec une sortie discrète sur le dessus.

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longue-queue

Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) près de l'aqueduc à Cachan.

Ce n'est pas une espèce menacée en Ile de France et le nombre des effectifs dans le parc ou dans la vallée de la Bièvre ne soulève pas d'inquiétude.

Les espèces de nos parcs et jardins souvent classées comme forestières ne semble pas trop souffrir du manque d'effectif, voire elles sont même en bonne représentation comme le Geai des chênes que l'on voit dans les arbres de la place du marché de Gentilly ou encore le Pic vert que l'on entend tous les jours sur le coteau à Cachan.

Au Parc du Coteau, le Pic épeiche se montre de plus en plus souvent. Nous lui avons installé un nichoir mais sans succès pour l'instant. Ce sont les Etourneaux qui squattent.pic-epeiche.jpg

Pic épeiche (Dendrocopos major) dans le parc du coteau.

Et la Fauvette grisette semble vouloir s'installer durablement pour nicher dans les friches au-dessus du Parc.

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Fauvette grisette (Sylvia communis) dans une friche au dessus du parc du Coteau

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Rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros) sur le mur d'un pavillon rue Fraysse à Gentilly

Les espèces affiliées aux bâtis ne semblent pas non plus menacées, le Rouge queue noir tient une bonne place autour des habitations.

Faut-il y voir une similitude avec les abeilles qui semblent en meilleur santé et plus productive en milieu urbain que dans les zones agricoles ?


Ce n'est pas le cas de toutes les autres espèces nicheuses d'Ile de France. Selon la liste rouge régionale des oiseaux nicheurs d'Ile-de-France (natureparif) près d'une espèce d'oiseau sur trois est menacée de disparition en Ile de France.

Au cours des soixante dernières années, 10 espèces ont disparu de la région IDF. Mais il s'agit surtout des oiseaux inféodés aux zones agricoles et aux zones humides, les milieux les plus touchés par l'urbanisation (fragmentation), les pesticides, ou l'assèchement. Mais même si le bilan est plutôt favorable dans le Val de Bièvre il faut quand même noter que les hirondelles de fenêtre ne sont toujours pas revenues nicher à Gentilly depuis bientôt une dizaine d'année. Le Moineau friquet est quasiment menacé (ne pas confondre avec le Moineau domestique) et le Choucas des tours ne se montre plus dans notre coin depuis longtemps.

 

 

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L'abeille et le lierre

Publié le par Dan

 

Au début du printemps, le lierre offrait généreusement ses fruits aux merles et grives du parc au moment même où la majorité des plantes sont figées.

Mais saviez-vous que la floraison a lieu en ce moment en début d'automne pour le grand bonheur des insectes pollinisateurs qui trouvent en cette fin de saison une ressource abondante en pollen et nectar. Le temps est propice. Observez bien vos lierres grimpants (Hedera helix) au fond du jardin ou dans les espaces verts, à coup sûr ils sont couverts de butineurs s'il y a du soleil !abeillelierre-006

On visualise parfaitement les étamines avec les anthères en jaune. Le pollen stocké aux pattes de l'abeille provient de là. Le nectar, lui, est aspiré dans le réceptacle où se trouvent les glandes nectatifères qui se couvrent de gouttelettes du divin liquide. Au centre de la fleur, on devine le stigmate qui mène tout droit à l'ovule qui donnera la graine au mois de février. Un cycle inversé par rapport à la majorité des plantes.

C'est une aubaine pour nos abeilles qui manquent un peu de réserve de miel cette année,l'été ayant été trop pluvieux en Ile de France pour une production satisfaisante.

Déjà, nous savons que nous allons devoir nourrir nos colonies pour qu'elles puissent affronter l'hiver et réapparaitre en février sauf si la miellée du lierre venait à rattraper le retard.


 

Publié dans Apiculture

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